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L’ESCM, école de commerce à Strasbourg, vous présente aujourd’hui la startup APICAYA et ses trois fondateurs Laurent MEHL, Thiago KAISER et Dean BURCKERT. En effet, à travers ses Podcasts, l’ESCM école de commerce de Strasbourg a pour but de vous faire découvrir des projets étudiants, des entrepreneurs ou des startuppers du paysage Alsacien. Après le podcast n°1 sur le projet d’étude quand on est étudiant, nous allons aujourd’hui te faire découvrir la startup APICAYA.

Podcast avec APICAYA à écouter ici :

 

Présentation des trois fondateurs Laurent MEHL, Thiago KAISER et Dean BURCKERT :

– Juliette “Bonjour et bienvenue dans le deuxième épisode de ESCM le podcast, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui on est accompagné de Laurent, Dean et Thiago, les trois associés pour la start up Apicaya, dans la production de miel. Bienvenue à vous, je vous laisse vous présenter.”

– Thiago “Bonjour alors je suis Thiago Kaiser je suis un des cofondateurs de la société Apicaya. On a lancé Apicaya il y a environ 2 ans au cours de notre formation à l’EM de Strasbourg. Je me suis lancé dans l’aventure avec mes deux associés que je laisse se présenter également.”

– Laurent “Je m’appelle Laurent Mehl, je suis commercial pour la société Apicaya, je connaissais Dean car nous avons travaillé ensemble lors de nos précédents jobs étudiants, j’ai fait la formation à l’ESCM, un BTS NRC en alternance, et j’ai travaillé en grande distribution pour une petite marque alsacienne de pâtes fraîches, les spaetzles.”

– Dean “Bonjour tout le monde et merci beaucoup pour l’invitation. Moi c’est Dean Burckert et avec mes deux collègues, Thiago et Laurent nous avons décidé de développer notre passion, de faire vivre un projet à travers nos passions et faire vivre quelque chose qui nous représentait.”

BTS NRC en Alternance pour Laurent Mehl

– Juliette “Avant de rentrer vraiment dans le vif du sujet on va voir avec toi Laurent, quelle est la formation que tu as suivi à l’ESCM ?”

– Laurent Mehl : “J’ai suivi la formation BTS NRC négociation relation client, en alternance comme dit dans l’introduction, j’ai travaillé pour une petite société de pâtes fraîches alimentaire c’était Orwatz, donc qui vendent des spaetzles qui étaient destinées à la grande distribution.”

– Juliette “Après ton BTS est-ce que tu avais prévu de continuer tes études ou tu avais déjà l’intention de te lancer avec tes associés ?”

– Laurent “À la fin de mes études j’avais pensé à faire une licence en alternance en Marketing opérationnel pour apprendre tout ce qui est marketing et communication sur les réseaux/web, mais mon ancien collègue de travail Dean m’a proposé ce projet là. J’ai décidé de faire partie de l’aventure grâce à Dean.”

– Juliette “Et donc comment vous est venue l’idée de vous associer et travailler tous les trois ensemble ?”

– Dean Bruckert : “L’idée de travailler ensemble nous est venue d’assez loin parce qu’avec Laurent on se connaissait depuis un certain moment puisqu’on travaillait ensemble en tant que manager de restaurant, et dès les premiers jours on a eu une très bonne entente, une cohésion, ainsi qu’une manière de travailler très très productive et professionnelle, on voyait qu’on s’entendait bien et que notre équipe fonctionnait bien.
Pendant nos trois années à l’EM de Strasbourg on a pu développer plusieurs projets, expérimenter plusieurs compétences, monter plusieurs projets de passion et idées d’aventure qui nous plaisait. On avait la liberté de créer et de vivre ce qu’on avait envie de vivre, et lors de la troisième année on avait un projet qui nous a vraiment tenu à coeur, auquel nous nous sommes identifiés et naturellement on a fait le lien. On avait besoin de quelqu’un sur le terrain parce que nous on était plutôt des gens derrière, dans la création et le développement, on avait besoin de quelqu’un qui voulait vraiment se développer soi même et faire du face à face avec les clients. Faire l’expérimentation de ses propres compétences, c’est là qu’on a vu la cohésion dans notre équipe avec des compétences qui se complètent, avec une entente amicale très personnelle et professionnelle.”

Alors est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu plus le concept d’Apicaya ?

– Thiago Kaiser : “Alors Apicaya c’est un projet environnemental, avec Apicaya on aimerait sauver les abeilles, notre projet est donc né de cette idée. Nous utilisons 10% des bénéfices par pot vendu pour sauver des abeilles en reconstruisant des ruches, en plantant des plantes et fleurs mellifères.”

– Juliette “Donc plus particulièrement dans une démarche écologique comment avez vous choisi vos partenaires ?”

– Dean “Alors pour nous déjà il était important de trouver des fournisseurs et partenaires de proximité, ce qu’on voulait c’était vraiment avoir des personnes avec des circuits courts pour la récupération de nos matières brutes. À ce niveau c’était vraiment pour réduire l’empreinte carbone et les émissions de gaz pour les transports et les livraisons. Ensuite, nous avons choisi des fournisseurs qui vivent de leur passion et de leur métier.

Par exemple, nous avons choisi une apicultrice qui travaille avec des techniques de récolte assez particulières : l’incubation d’abeilles. Pour ceux qui ne savent pas l’incubation d’abeilles, c’est le fait de prendre une couveuse avec des oeufs d’abeilles, elle va les faire éclore puis les analyser au microscope pour voir si les abeilles ont de bonnes ailes, ou des pattes assez fortes pour que la ruche soit bonne avec une reine forte. C’est ce qui va attirer plus d’abeilles. En hiver, les abeilles vont se regrouper dans la ruche pour la réchauffer, plus il y a d’abeilles, plus elles ont de chances de survivre à l’hiver et de mieux chauffer le miel. En chauffant mieux le miel, il sera de meilleure qualité qu’un miel sans incubation. Pour avoir un miel de qualité il faut avoir une contenance d’eau inférieure à 16% et si vous avez un miel qui est assez bien chauffé par les abeilles, ça va permettre d’avoir plus de récolte mais aussi un miel de meilleure qualité.

On a une apicultrice de la région, ce qui nous permet d’avoir un miel certifié IGP, INDICE GÉOGRAPHIQUE PROTÉGÉ, en réalité c’est un sigle de qualité, un sigle de certification de provenance, cela certifie qu’il s’agit d’un produit qui vient de la région avec une qualité affirmée.”

– Laurent “Le projet et environnemental comme l’a dit Thiago, notre apicultrice est basée à Menchhoffen, un petit village au dessus d’Haguenau, les pots viennent d’une verrerie à Schiltigheim et le bois est acheté chez un Ébéniste à Westhoffen, et on le découpe dans un atelier à Port du Rhin. Le projet est vraiment très local, on essaye de faire le moins de kilomètres possible et de polluer le moins.”

– Thiago “Nous essayons d’avoir une empreinte carbone proche de zéro.”

– Juliette “J’aurais aimé voir avec toi Laurent comment tu as réussi à allier ce que tu as appris à l’école ESCM et à l’appliquer pour ton projet.”

– Laurent “Alors à l’ESCM il y avait beaucoup de jeux de rôles où on se mettait beaucoup en situation professionnelle. La partie théorique qu’on apprenait à l’école, je la mettais en pratique grâce à l’alternance et ça m’a beaucoup aidé pour ça, pour la prise de confiance ainsi que pour parler en public.”

– Juliette “Parfait, alors avez-vous eu des décisions importantes à prendre au moment de la création de votre start-up ?”

– Thiago “Niveau personnel oui déjà, personnellement c’était un sacrifice de se dire aujourd’hui je travaillerai uniquement le week-end pour avoir une source de revenu suffisante pour que je puisse manger et à côté développer mon projet. Ça demande des sacrifices personnels assez grands, on patauge dans l’incertitude, quand on se lance dans un projet. On a une idée et il faut s’accrocher fortement à cette idée là. Se poser la question tous les jours : est-ce que je fais ce qu’il le faut pour atteindre mon objectif. Je pense qu’il s’agit de la plus grosse décision que j’ai eu à prendre.”

– Dean “Sinon une autre décision importante pour nous c’était de passer d’un cadre scolaire à un projet qui ne partait de rien. Avec cinquante euros en poche, on s’est dit on va en parler autour de nous, sans budget, sans investissement, juste en parler pour voir si le projet plaît. C’est comme se jeter dans un bain d’eau froide et de se dire on essaye de voir si les gens nous suivent et s’ils ont envie de vivre l’aventure avec nous ou si c’est juste une idée qu’on a dans la tête. De se dire que plutôt d’avoir un CDI et la sûreté d’avoir un travail, on voulait être à notre compte, se lancer dans l’aventure, lancer un produit auquel on s’identifie, ceci était un risque mais quelque chose qui nous plaisait, le but étant de vivre la passion.”

– Juliette “c’est un projet audacieux ce que vous avez fait, est-ce que la vous auriez des conseils à donner aux personnes qui aimeraient se lancer ou des conseils que vous vous seriez donné à vous même si c’était à refaire ?”

– Thiago “Le conseil que je donnerais à mon moi du passé, c’est de m’entourer le plus rapidement possible des bonnes personnes, parce que avoir des idées, tout le monde en a, on est à peu près 7 milliard sur terre, on n’est pas les seuls à avoir eu cette idée à ce moment là, ce qui fait la différence je pense, c’est l’équipe avec laquelle on travaille.
Je le dit clairement, sans mes coéquipiers le projet n’en serait pas là à ce moment. Le conseil que j’aurais donné à mon moi du passé aurait été celui là, parce que j’ai perdu beaucoup de temps au lancement du projet, j’était seul et il y a trop de choses à faire et quand tu n’es pas entourer des bonnes personnes ça stagne, ça n’avance pas.”

– Dean “Ce que je pourrais conseiller aussi personnellement c’est de trouver quelque chose qui vous passionne avec lequel vous pouvez vivre, quelque chose qui vous fait vous lever le matin heureux, heureux de voir les clients, heureux de parler de vous et votre projet et de juste vivre cette aventure continuellement.”

– Thiago “Il ne faut pas faire un projet pour l’argent, l’argent viendra à un moment donné, il faut faire un projet avec passion parce que le jour où l’argent va rentrer, vous aurez atteint votre objectif d’argent et vous ne serez plus passionné par votre projet. Vous aurez envie d’arrêter, il faut vraiment faire quelque chose parce qu’on défend une idée forte, des valeurs. Je pense que c’est une grande source de motivation, c’est ce qui nous fait vraiment avancer, plus que l’argent ou la gloire.”

– Laurent “Enfin je dirais l’acharnement, ne jamais lâcher prise, quand on se prend des refus, il faut être prêt au refus. Il y a des personnes pour x raison qui ne veulent pas travailler avec nous mais ce n’est pas pour autant qu’il faut lâcher prise ou se démotiver. Il faut toujours continuer et rester acharné, garder l’objectif bien précis qu’on a tête.”

– Thiago “Faire des erreurs, parce que c’est grâce aux erreurs que l’on apprend des choses et que l’on progresse. Comme disait Laurent, quand on se prend un refus, c’est n’est pas pour dire t’es nul, non, il est là pour te dire : ce que tu as fait ne correspond pas au besoin actuel du client.

On pose la question au client, qu’est-ce que je peux faire différemment pour que ça marche ? Nous on l’a beaucoup fait, on n’a pas eu peur d’aller voir un directeur de magasin pour lui présenter les produits et lui nous dit que ça ne lui convenait pas. En lui demandant qu’est ce qu’on peut faire différemment pour que ça fonctionne avec lui, en échangeant, nous pouvons adapter notre démarche par la suite.”

Où trouver les produits et miel APICAYA ?

– Juliette “C’est un projet qui vous tient à coeur, c’est que du positif au final vous ne vous laissez pas abattre. J’aimerais voir avec vous sur quelle plateforme on peut vous retrouver?”

– Thiago “Alors vous pouvez nous retrouver sur les réseaux sociaux, Facebook APICAYA et Instagram, ou sur notre site internet Apicaya.fr. Puis en physique à Strasbourg, dans les magasins Match, Auchan, Supermarché et Hypermarché, Carrefour City, Super U et E.Leclerc.”

– Juliette “c’était un plaisir d’échanger avec vous et je pense que toute l’équipe se joint à moi pour vous souhaiter une bonne réussite et une bonne continuation dans vos projets et ce projet en particulier.”