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Aujourd’hui, l’ESCM est heureuse de vous présenter son nouveau podcast avec Julien Renouf, fondateur du blog lifestyle strasbourgeois KAPOUE.
Ainsi, vous découvrirez Strasbourg grâce à son blog et ses tests de restaurants, idées loisirs et sorties, interviews de strasbourgeois… Spécialiste du digital, il a réalisé un MASTER 2 Digital et est devenu en conseiller en stratégie digitale après ses études.

Julien Renouf vous partage son expérience en stratégie digitale

Quel travail faire après un Master 2 Digital ? Concilier travail en agence digitale et passion avec un blog, est-ce possible ?
Ce strasbourgeois passionné du digital vous partage son expérience et ses conseils dans ce podcast de l’ESCM.

Julien Renouf (KAPOUE) sur les réseaux sociaux :

Vous pouvez retrouver Julien Renouf sur Linkedin ainsi que  l’agence Mediaveille (devenue récemment Yumens). De plus, n’hésitez pas à ajouter son blog dans vos favoris : https://blogkapoue.com/.

Son compte INSTAGRAM : Julien Renouf Instagram.

Et retrouvez le Blog Kapoue sur Twitter !

 

 

Retranscription du Podcast blog Kapoué

Cyrielle :

Bonjour Julien est ce que tu pourrais nous expliquer ton parcours professionnel s’il te plaît ?

Julien :

Alors mon parcours est assez « varié » on va dire. J’ai commencé il y a longtemps par des études scientifiques. J’ai tout d’abord fait un DUT de science physique à Besançon, j’ai été jusqu’à la maîtrise en chimie à Strasbourg puis j’ai tout arrêté et ouvert ma société. J’ai fait plein d’autres choses depuis. Je suis arrivé en tant que commercial dans le domaine de la PUB aux DNA et j’ai fait une reconversion au bout de 8/9 ans. J’ai passé un bilan de compétences et j’ai réintégré un Master 2 en stratégie digitale et du coup j’ai pu un petit peu réfléchir à mon avenir et je me suis orienté vers  le digital. Chose que je faisais déjà un petit peu aux DNA mais sur lesquelles on n’avait pas développé les expertises jusqu’au bout et je voulais vraiment travailler à fond dedans.

Donc je suis parti des DNA pour travailler dans une agence digitale en Décembre 2019. L’agence s’appelle Mediaveille et j’y suis depuis maintenant un peu plus d’un an.

Cyrielle :

Justement est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton poste au sein de cette société et surtout nous expliquer pourquoi ce changement de carrière, de passer de chef de la publicité à conseiller en stratégie digitale ?

Julien :

En fait j’ai toujours été passionné et curieux sur le domaine du numérique. J’ai un blog depuis 2010 sur les différentes sorties et bons plans à Strasbourg et du coup ça m’a interrogé quand même pas mal sur tous les leviers qu’on pouvait utiliser pour la visibilité sur internet. J’ai voulu vraiment aller dans ce sens-là par passion tout d’abord et puis aussi parce que ce qui se passait dans mon ancienne structure aux DNA ne me correspondait plus du tout.

Que ce soit la façon de travailler ou ce qu’on vendait en tant que commercial, je ne me retrouvais plus du tout donc il fallait vraiment que j’aille de l’avant et que ma carrière prenne un second souffle, c’est pour ça que je suis parti là- dessus. Autant avant j’étais commercial dans la PUB, je vendais des espaces PUB sur différents supports papier et WEB du journal, autant là maintenant je suis conseillé en stratégie digitale.

C’est-à-dire qu’en fait au lieu de vendre des espaces PUB on va vendre plutôt du conseil, on va aider les entreprises à être plus présentes sur internet, surtout à être « mieux » présentes et on va faire de l’acquisition et de la conversion. Pour quelqu’un qui a un site on va proposer tous les moyens possibles pour qu’il est de plus en plus de contacts et aussi pour que ces contacts une fois qu’ils arrivent sur le site du client ils convertissent. Soit ils peuvent convertir en envoyant un formulaire de contact par exemple et si c’est un e-commerçant ça peut être une conversion en achetant des choses sur ce site. Donc on va essentiellement fournir des éléments pour aider ces clients-là, on va les conseiller, on va vendre aussi des volumes de PUB à travers différentes plateformes comme Facebook, Google, etc…

Mais ça va être surtout du conseil pas du tout de la vente au « one shot » ou il faut vendre un encart dans le journal tels jours à telles heures. Là ça va être vraiment des stratégies sur le long terme, c’est-à-dire que le but du jeu c’est que le client à la fin puisse savoir par exemple sur 1000€ investis combien d’euros ça lui aura rapporté, vraiment avec des statistiques, etc… C’est beaucoup plus scientifique et terre à terre on va dire comme approche, on travaille plutôt l’efficacité des supports plutôt que la notoriété qu’on peut travailler dans les médias.

Le blog Kapoué

Cyrielle :

D’accord. Alors, en parallèle de ton activité chez Mediaveille tu as un blog, le blog  Kapoué que tu tiens depuis 10 ans. En 10 ans il a dû se passer des choses en tant que rédacteur et créateur de contenu, est-ce-que tu peux aussi nous expliquer ton évolution par rapport à la blogosphère Strasbourgeoise ?

Julien :

En effet ça fait 10 ans, ça fait beaucoup et en même temps c’est passé très vite, si je ne me trompe pas je dois être dans les environs de 700 articles, ce qui fait à peu près 70 articles par an donc à peu près 1 à 2 articles par semaine selon la moyenne. Je prends quand même quelques vacances de temps en temps ! En gros au début je l’avais lancé vraiment de façon très anonyme, j’avais un pseudo, je me cachais plus ou moins parce que justement mon employeur n’était pas forcément très content que je fasse ça et puis au fur et à mesure il y a eu quelque gros événements, quelques gros articles qui ont permis au blog de vraiment « décoller ». Je me rappel l’époque où j’avais fait le tournage en temps que figurant dans le film Sherlock Holmes 2 qui a été tourné à Strasbourg ou là je racontais un petit peu l’envers du décor, c’était en février 2011 ça a été vraiment presque le démarrage du blog.

Après j’avais des projets annexes courant 2015 où il y a eu un nouveau cap, on tournait des vidéos avec des compères, des vidéos où vous avez par exemple la reprise du clip de Pharrell Williams « Happy » tournée dans les rues de Strasbourg. Il y a eu quelques grosses étapes comme ça qui on fait que le blog a été connu au fur et à mesure et où les gens ont commencé à m’identifier donc j’ai un petit peu laissé tomber le côté « caché ». J’ai continué avec un rythme assez soutenu, je parlais souvent des restaurants, des bons plans et des sortis, du coup en temps normal, hors Covid, ça intéresse relativement tout le monde puisque les Strasbourgeois sont assez gourmands. Ça a plutôt bien marché, j’ai atteint un peu un « rythme de croisière » mais ces dernières années, du moins l’année dernière j’ai un peu levé le pied, du fait du Covid et du fait que ce soit la première année dans ma nouvelle structure donc il fallait vraiment que je me concentre sur mon nouveau job. Là maintenant ça va reprendre espérons le en 2021.

Ce que je pourrais rajouter c’est que beaucoup de gens qui se sont lancés dans le blogging, j’en ai vu beaucoup qui se sont arrêtés. On a vu des évolutions qui faisaient penser que les blogs étaient morts mais au final ils ne sont pas morts parce qu’il y a toujours de quoi dire et de quoi faire. Les algorithmes de Google favorisent encore tout ce qui est contenu écrit, il ne faut pas les sous- estimer il faut juste se dire que peut être l’attention ou même l’impact est peut-être un peu plus déplacé vers les réseaux sociaux là où avant le blog suffisait maintenant il faut un blog et il faut avoir un compte sur chaque réseau et fournir du contenu annexe, du contenu vidéo que ce soit sur

Snapchat, Tik-Tok par exemple ou des tweets mais en tout cas il faut un peu avoir un écosystème complet ce qui n’était pas le cas au début où le blog suffisait largement pour être un petit peu vu et impactant. Là il faut que tout l’écosystème soit pertinent et que tout soit fait pour que justement le point d’ancrage final soit le blog ou soit une page YouTube par exemple si votre contenu est du contenu vidéo. Donc voilà c’est plutôt ça qui aurait changé, moi je reste persuadé que le blogging à des belles années devant lui mais qu’il faut en effet quand on dit créateur de contenu ce n’est pas pour rien, il faut savoir créer tout type de contenu pour pouvoir s’en sortir.

Cyrielle :

Si on reprend justement par rapport à l’évolution de la vie professionnelle et surtout avec le blog que tu tiens depuis pas mal d’années, il y a eu pas mal d’évolution, tu as repris des études pour te réorienter au niveau professionnel. Qu’est-ce que aujourd’hui tu pourrais donner comme conseils pour quelqu’un qui travaille qui est commercial et qui souhaite changer d’orientation ou quelqu’un qui est dans des études, on va dire de webmarketing, de mettre en place une spécialisation, de s’investir dans un domaine et d’y aller à fond et de tester ce genre de chose ?

Julien:

Ah c’est une bonne question ! Disons que si je prends mon cas ça c’est vraiment fait, pas forcément par opportunité, mais ça c’est fait avec un travail assez réfléchi. Moi ce qui m’a vraiment  déclenché, c’était le bilan de compétences. Je suis tombé sur un formateur qui était très bien et qui m’a permis de me restructurer en tant que tel et qui m’a mis face à mon profil et m’a dit : « bon bah écoutez c’est bien ce que vous faites mais vous serez meilleur là ». Du coup ça m’a vraiment aidé, ça a été le point de départ. Moi je pense qu’en effet avoir un blog à côté ça m’a permis aussi de goûter un petit peu au digital pendant mes années aux DNA. C’est bien d’avoir quand même des projets annexes personnels qui permettent de tester des choses qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Je vois en ce moment le grand engouement qui se fait pour le podcast, j’invite vraiment les gens à tester, à partager et à y prendre goût parce que si on y prend goût c’est le premier point pour après se professionnaliser dedans. Ça peut être une passion qui devient un job. Je serais plus réservé pour toutes les personnes qui au-delà de prendre goût à ce type de carrière veulent peut-être se faire un petit peu d’argent trop facilement et trop rapidement sur des pratiques de style drop shipping, je ne suis pas sûr que sur le long terme ce soit quelque chose qui soit intéressant. Par contre je partirais plutôt sur justement de la rédaction de contenu, peut- être s’inscrire sur des plateformes de rédacteur de contenu ou de free-lance pour déjà se faire la main par exemple sur de la rédaction de contenu SEO, créer des petites vidéos et commencer à s’amuser sur Tik-Tok si on veut se lancer dans la vidéo car il y pas mal de chose à faire sur des formats courts avec un tout petit budget avant de pourquoi pas se lancer sur une chaîne YouTube.

Tous les outils sont facilement trouvables et avec un smartphone on peut quasiment tout faire. Il faut être patient, ça prend du temps, il ne faut pas non plus être dans un rush et tester autre chose si rapidement. Voilà ça sera ça mon conseil, prendre son temps, tester des choses à titre personnel en même temps que son activité principale et le jour ou ça fonctionne bien ou qu’on est à l’aise, HOP ! Il faut prendre son courage à demain et puis se lancer. Moi j’ai refait des études, c’était intense pendant la première année mais ça n’a duré qu’un an et maintenant je suis content parce que j’ai pu changer parce que sinon je n’aurais jamais changé. Ça vaut le coup de tenter !

Cyrielle :

Alors justement la dernière question ça concerne plus nos élèves en WEB Marketing. Eux qui sont un peu « touche à tout », ils sont en train d’apprendre à gérer les réseaux sociaux, notamment avec une partie influenceurs, ils voient un petit peu les bases du référencement et ce genre de choses. En tant que professionnel qui travaille avec des clients tout au long de la journée, un conseil à leur donner ? Y aller à fond ? Se lancer ? Être expert dans un domaine ou plutôt « touche à tout » ?

Julien :

Ce n’est pas évident parce que c’est vrai que nous on travaille avec des experts qui ont chacun une spécialité. Ça peut être du référencement naturel, du référencement payant ou autre, mais par contre c’est sûr qu’ils ont toujours une interaction avec les autres leviers. Donc la meilleure école je dirais c’est quand même d’avoir au moins les bases, référencement naturel / référencement payant, connaître un petit peu les plateformes, comprendre comment ça fonctionne et après choisir sa spécialité. Pour ce qui est des enjeux dans les prochaines années, en ce moment c’est l’e-commerce qui revient à fond avec le Covid mais la prochaine étape ça va être le social selling où les personnes pourront acheter directement sur Instagram, sur Facebook sans aller sur le site client. Sachant que c’est déjà quasiment fait car Instagram est en train de le déployer en France et Facebook aussi. C’est vraiment ces deux axes-là sur lesquels je me pencherais. En parallèle de ça nous je sais qu’on le fait beaucoup, c’est travailler tout le côté Lean Band Marketing. En gros c’est comment essayer de récupérer du contact grâce au contenu, comment pousser en tant qu’agence du contenu à des prospects pour que ce contenu soit consommée par des prospects et que les prospects deviennent un petit peu plus mature sur ce sujet-là. Une fois que le prospect est mature, vous pouvez très bien l’envoyer à votre client et lui dire : « bon bah écoutez ce monsieur-là il faut lui envoyer plein d’articles sur la thématique de l’agriculture biologique par exemple, il en a consommé tant, il est intéressé par le sujet, je vous invite à envoyer vos commerciaux le contacter il y a de forte chance que vous puissiez lui vendre quelque chose ». C’est un peu ça le principe en Lean Band Marketing, je pense qu’il y a des choses à aller chercher là-bas. J’irais vers Lean Band Marketing et sur le e-commerce voir le social commerce.

Cyrielle :

Dernière question, ton réseau social préféré et pourquoi ?

Julien :

Question piège ! Pendant longtemps j’étais accro à twitter, j’étais parmi les plus anciens « Tweetos », ça a changé entre-temps parce que j’ai une consommation des réseaux sociaux qui est un peu spéciale, c’est-à-dire que chacun va me servir à quelque chose d’autre. Celui que j’utilise le plus et que je trouve le plus intéressant en ce moment c’est Instagram mais par contre quand on regarde un petit peu ce qui se passe sur Tik-Tok c’est très intéressant aussi malgré

quelques débordements il y a possibilité de percer très rapidement si on utilise les codes de Tik-Tok. Donc je dirais Instagram à l’heure actuelle mais maintenant si j’étais architecte d’intérieur je dirais Pinterest donc c’est à prendre avec des pincettes mais oui en effet je dirais Instagram mais pour moi chaque réseau est indépendant et a une utilité différente.

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